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À peine sorti, j'tombe sur un homme tout en blanc
Il m'dit "Petit, il se passe quelque chose de troublant
J'sais pas si c'est l'sommeil ou l'soleil
Mais j'sens une drôle d'odeur, j'crois qu'c'est une odeur de sang"
REFRAIN: Solitude,
C'est un mot, ça d'vient vite une habitude
Solitude, habitude, certitude, lassitude,
Y'a plein d'mots comme ça
Solitude,
C'est un mot, ça d'vient vite une habitude
Solitude, habitude, certitude, lassitude,
Y'a plein d'mots comme ça
Rue d'Charleville, je croise un certain Arthur
Il m'dit "Poète, t'as plutôt la vie dure"
Moi je comprends pourquoi il m'dit ça
Y a toujours cette odeur qui me poursuit pas à pas
L'air du couplet me dit quelque chose. Peut-être qu'il faudrait que je passe un peu de temps dans le désert pour trouver ce que c'est…
Les bonnes paroles [merci]
un truc qui m'a fasciné quand cette chanson est sortie, c'est l'analogie entre les noms Capdevielle et Supervielle, sachant que je venais de découvrir ce poème :
Solitude - Jules Supervielle (1934)
Homme égaré dans les siècles,
Ne trouveras-tu jamais un contemporain ?
Et celui-là qui s'avance derrière de hauts cactus
Il n'a pas l'âge de ton sang qui dévale de ses montagnes,
Il ne te connaît pas les rivières où se trempe ton regard.
[…]
Oh ! Je sais, je sais bien que tu aurais préféré
Etre compris par le jour que l'on nomme aujourd'hui
A cause de sa franchise et de son air ressemblant
Et par ceux-là qui se disent sur la terre tes semblables
Parce qu'ils n'ont pour s'exprimer du fond de leurs années-lumière
Que le scintillement d'un cœur
Obscur pour les autres hommes.
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